Le Shadow Work en Business :  Comment plonger dans les ténèbres pour prendre des décisions flash.

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En conclusion, Chaque chose en son temps, pour vivre en pleine conscience. Parce que lorsque le moment décisif est venu, il peut être déterminant pour notre avenir. La peur de rater une occasion ne va pas vous aider à vivre LA bonne expérience. « Il n’est pas bon de se méconnaître ; à se précipiter on manque son but ». La somme de nos expériences développeront en nous un sens de l’équilibre.Prenez le temps de faire des erreurs et vous apprendrez plus vite. PARFAIT, MAIS PAS COMME VOUS LE PENSEZ.

Carl Gustav Jung définit l’ombre de la manière suivante :

L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais. […] Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension.

Par exemple, lorsque vous vous voyez comme une personne disciplinée, votre partie paresseuse est réprimée et se cache dans l’ombre.

Cette partie désavouée influence votre comportement, et continue ainsi à défier la partie disciplinée en vous.

Le travail de l’ombre se concentre exactement là-dessus, en prenant conscience de votre ombre et en l’accueillant entièrement, vous débloquez votre véritable potentiel.

Le travail de l’ombre, ou shadow work en anglais est une attitude présente et constante dans la vie d’un entrepreneur par l’implémentation d’un rituel quotidien d’introspection de soi et de son business.

Nous découvrons que l’ombre fait découvrir la lumière, qu’elle est une amie au même titre que la lumière. Sans ombre il ne peut y avoir compréhension de la lumière, ni volonté d’aller vers la lumière. C’est dans les devoirs, les exercices donnés par l’ombre et nos propres obscurités, que nous savons si nous avons bien appris la leçon. Nous apprécions tous les obstacles qui se mettent en travers de notre chemin. Nous devenons optimiste par essence, animé par une force intrinsèque. Notre intuition devient plus tangible, et nous lui accordons une confiance chaque fois renouvelée. Cela nous permet de devenir plus permissif, plus tolérant sur tout ce qui est. La colère et les jugements à la volée ne nous intéressent plus, la dramatisation non plus. L’état de victime nous quitte progressivement, au point que nous avons le sentiment de commencer à prendre en main notre destin.

Il faut prendre en compte les aléas de la vie qui nourrissent le tissu de notre expérience. Il n’est pas nécessaire d’être parfait pour inspirer les autres. Laissez les autres s’inspirer de la façon dont vous gérez vos imperfections.

Ça pour moi, c’est vraiment la chose la plus importante du shadow work ; c’est de réussir à s’accepter pleinement dans nos pires aspects comme dans les meilleurs.

En connaissant ce que l’on est et ce que l’on est pas, on va pouvoir imposer son rythme. Pourquoi ? Parce que l’on ne sera pas surpris par nos propres réactions et on ne perdra pas d’énergie à essayer de camoufler un moment malaisant, une gêne. On sait que cela ne nous plait pas, on sait comment on réagit et on passe à la suite. On swipe, next! Calimero ce sera pour le soir tout seul sous le plaid du canapé, maintenant c’est l’heure de Michael Jordan : on vise, on tire, on gagne. 

Lors d’un interview Jean de la Rochebrochard explique “ Nous avons tous notre liste d’excuses pour ne pas détecter ce qui ne va pas. Détourner les yeux des signaux faibles. “

Il ajoute : “ Je ne m’attache pas du tout à la forme, je m’attache uniquement au fond. Je coupe systématiquement la parole lors des pitch : d’abord parce que je suis un impatient de nature et probablement un tout petit peu intolérant aussi et donc comme je dis exactement ce que je pense quand ça va trop loin je dis : non, non, mais arrête, ça va, j’ai compris, c’est bon, on passe à la suite ! ”

Prendre l’habitude de vivre sa vie et de vivre les événements positifs comme négatifs dans une démarche d’honnêteté radical de transparence envers soi même, en clair, il s’agit d’apprendre à être neutre envers soit même et à ne pas chercher à enjoliver les choses à ne pas chercher à flatter l’égo. Le but c’est d’accepter le positif et le négatif, c’est d’accepter de ne pas être parfait alors que le perfectionnisme va nous mener à créer quelque chose de faux, à nous créer une image complètement factice. Le shadow work au contraire va vous aider à nous reconnecter à notre personne dans sa globalité dans sa totalité.

La préparation est le nerf de la guerre. Connaître le terrain et l’ennemi c’est plus de la moitié du chemin parcouru vers la victoire.  Et comme le pire ennemi est nous même, cela vaut la peine de faire un détour par soi-même pour entrer dans son fort intérieur et aller soulever toutes les toiles d’araignées, souffler sur la poussière des meubles, s’affaler le soir seul dans le canapé avec un plaid et une glace au chocolat. Il y a un moment pour faire pause et réaliser une introspection et un autre pour appuyer sur le bouton action et ne plus lâcher le clavier de l’ordinateur pendant quarante cinq minutes de deep work. Maîtriser ces cycles c’est maîtriser la lumière et les ténèbres. Cela rentre dans l’ordre naturel des choses.

« Des gens qui sont capables de concilier une vraie vision et la volonté de changer le monde dans leur secteur avec une vraie capacité à rester ouvert aux autres et une vraie lucidité sur eux-mêmes, ce n’est pas si fréquent. » Henri de Castries

Jean de la Rochebrochard continue d’expliquer que le désir pur de gagner est différent du désir viscéral parce que celui-ci va pousser les personnes à faire des choses que l’on ne devrait pas faire. Cela amène les entrepreneurs qui ont cette hargne et cette rage de gagner vers un comportement dominant pas seulement dans leur business mais vis-à-vis de leurs employés, de leurs proches en créant énormément de distorsion dans leur propre vie. Jean ajoute “ nous ce qu’on cherche quand on finance un entrepreneur, au-delà de cette ambition, cette obsession, cette envie de gagner, c’est ce que j’appelle une bonne balance des paradoxes. C’est quoi les paradoxes ? Typiquement un bon entrepreneur faut que ce soit quelqu’un d’optimiste. Il passe sa vie à résoudre des emmerdes. L’optimisme c’est voir tout en rose tout le temps, c’est créer un espèce de filtre devant soi. Mais il faut que l’entrepreneur soit également clairvoyant tout comme il est optimiste et cette dualité est difficile à piloter. ”

La plupart des individus préfèrent ignorer le véritable sens d’une action et tourner leur regard vers de plus belles illusions, car la vérité, quelle qu’elle soit, leur est parfois difficile à discerner, et encore moins à supporter lorsqu’elle ne va pas dans le sens de leurs croyances établies. Ainsi se tournent-ils souvent dans leur quête de gloire vers le dogme rassurant des institutions, le mystérieux excitant des techniques secrètes pour réussir, ou vers les promesses agréables de ceux qui promettent de gagner des followers, des clients, de l’argent rapidement, très rapidement. 

Il faudra des années pour qu’en une journée on réussisse le coup de sa vie. Il faudra des heures de travail pour que le résultat apparaisse en quelques minutes. Vendre la perfection en cinq leçons c’est une demie vérité, parce qu’il faudra peut-être cinq années pour appliquer ces cinq leçons. Entre temps, tous les projets pourront être modifiés par une belle rencontre, une naissance, une lecture décisive ou bien pire, une crise, une guerre, une pandémie.

Exercice pratique de Shadow Word en Business :

Prendre une feuille et un stylo puis répondre à ces questions en écrivant, dessinant, chantant. Bref, faites ressortir les ombres de manière créative.

1. Qu’est ce qui crée de l’émerveillement pour mon produit/service chez les gens ?

2. Quelles sont les valeurs que l’on ne s’est pas approprié dans la culture d’entreprise ?

3. Quelles sont les limites que je ne cherche pas à franchir par négligence ?

4. Quels sont les “angles morts” qui m’empêchent d’avoir une vue d’ensemble ?

5. Est-ce que mon égo ou bien l’égo collectif empêche l’entreprise de croître grâce aux feedbacks ?

6. Quels sont les processus internes qui vont scléroser la culture d’entreprise et vont nous empêcher d’être fun & friendly ?

7. Comment modifier notre interprétation du chaos pour ne plus être perturbé par lui ?

Des années d’expérience permettent d’acquérir un enrichissement personnel qui va petit à petit définir un équilibre. Réussir à prendre une bonne décision au bon moment peut provenir d’une intuition fulgurante qui sera probablement nourrie d’une riche expérience. On pourra alors obtenir un résultat parfait comme le ferait un sculpteur polissant son œuvre jusqu’à complète satisfaction. Le nombre d’expériences que nous choisissons de vivre va accélérer notre enrichissement personnel.

Peut-être avez-vous entendu parler de Yoshiro Nakamatsu. N’allez pas chercher son nom sur Google tout de suite. Je vais vous faire un portrait rapide. Il se définit comme “un croisement entre Steve Jobs et Léonard de Vinci”. Rien que ça ! Qualifié de perché, vaniteux, patriote et naïf, il compte vivre 170 ans. Alors oui, je vous le concède, vous aurez encore quelques années devant vous pour entendre parler de lui. Avec près de 4400 brevets à son actif, il rivalise donc avec son prédécesseur Européen Léonard de Vinci. Mais ne vous attendez pas à le retrouver lui aussi à la cour de France, il vit au Japon. Ses brevets sont éclectiques :  CD, fax, pompe à kérosène, taximètre, lecteur de karaoké, Viagra en spray, Cinémascope, voiture hydraulique, la chaussure à ressorts, le soutien-gorge push-up invisible, la perruque self-défense.

Bref, peu importe tout ce qu’il a inventé, ce que je veux que vous reteniez, c’est COMMENT il trouve ces idées. Et oui, il les trouve en profondeur, comme en shadow work, il va s’immerger dans les profondeurs, littéralement, pour s’exposer aux idées lumineuses qui scintillent dans les ténèbres. Sa théorie est la suivante : c’est en s’immergeant longtemps et entièrement sous l’eau qu’il parvient à déclencher des « flashs de créativité ».

C’est en privant son cerveau d’oxygène que les idées de génie commencent à fuser. D’ailleurs, Yoshiro Nakamatsu a mis au point le très précieux calepin waterproof…évidemment.

La conclusion d’une étude scientifique menée chez les résidents de première année de médecine et de psychiatrie dans un hôpital universitaire urbain, a révélé que des stratégies d’adaptation fondées sur la pleine conscience et la conscience de soi peuvent améliorer ou protéger contre l’épuisement professionnel. De plus, des stratégies de coaching cognitivo-comportemental peuvent compenser les symptômes d’épuisement professionnel lorsqu’ils sont présents.

Les chercheurs ont constaté que près d’un tiers des résidents de première année, avant de commencer leur internat, souffrent d’épuisement professionnel. Ils présentent des niveaux plus faibles de pleine conscience et de capacités d’adaptation et des niveaux plus élevés de symptômes de dépression, de fatigue, d’inquiétude et de stress.

Chaque chose en son temps, pour vivre en pleine conscience. Parce que lorsque le moment décisif est venu, il peut être déterminant pour notre avenir. La peur de rater une occasion ne va pas vous aider à vivre LA bonne expérience. « Il n’est pas bon de se méconnaître ; à se précipiter on manque son but ». La somme de nos expériences développeront en nous un sens de l’équilibre.Prenez le temps de faire des erreurs et vous apprendrez plus vite. PARFAIT, MAIS PAS COMME VOUS LE PENSEZ.

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