La vie ne semble pas tenir ses promesses et le temps passe ?
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Prendre conscience de son propre rythme permet de découvrir sa place dans l’orchestre de la vie.
Jouer sa partition et briller de notes étincelantes qui s’harmonisent avec celles des autres,
trouver son rythme intérieur et vibrer avec le reste du monde,
tel est mon voeu pour nous tous.
Je joue du piano depuis l’âge de douze ans. Le rythme je l’ai appris avec le métronome, les croches, les doubles croches et les contre temps. J’ai souvent eu des difficultés avec le rythme et pas seulement en musique.
En écoutant une émission de radio, j’ai entendu un musicien dire avec conviction que la vie c’est le rythme. Partout et toujours, nous sommes entourés de rythmes : les conversations, les sons dans la rue, les bruits de nos mouvements.

Bonjour, je m’appelle Daniel ! Dans la vie, je suis auteur et coach sur la gestion du temps.
Je suis d’origine espagnole de par ma mère et française de par mon père. J’ai grandi avec les deux cultures depuis mon enfance.
Le métier de chef d’orchestre m’a toujours fasciné : écouter tous les rythmes, composer, rendre la vie harmonieuse. Pourtant, j’avais besoin de trouver d’abord une harmonie, un rythme, ma propre vibration dans ma propre vie.
Un jour j’ai emprunté à la bibliothèque le livre de Stephen Hawking, Une brève histoire du temps. Découvrir l’espace-temps a été une révélation fantastique. J’ai cru entrer dans une autre dimension où le temps est malléable,
L’idée m’est venue d’appliquer les principes physiques du temps dans ma vie quotidienne. Naturellement le résultat fût très limité ! Mais, cela a fait émerger l’idée d’essayer d’accumuler le temps, de le gérer comme une ressource.
J’ai tout d’abord commencé à penser le temps comme une ressource à gérer comme on peut le faire avec de l’argent. C’est à dire en essayant de le stocker. Et cela a fonctionné ! J’ai pris l’habitude de stocker du temps dans des objets, dans des rituels, des routines. Par exemple acheter en gros pour faire les courses moins souvent, disposer les produits ménagers à coté de leurs lieux d’utilisation pour avoir un accès plus rapide et pouvoir vérifier les stocks immédiatement.
Puis, j’ai essayé de mettre du temps de côté, une épargne en quelque sorte. Le matin, j’ai démarré ma journée une demi-heure avant, je partais 20 ou 30 minutes avant un rendez-vous afin d’avoir du temps en réserve pour les imprévus de la journée. C’est un peu comme de la petite monnaie que l’on garde dans sa poche et qui est très utile lorsque l’on s’approche d’un café ou d’une boulangerie.
J’ai ainsi découvert un autre aspect du temps. On peut donner de son temps. Le surplus d’avance que j’avais « mis de coté le matin » me permettait d’appeler un ami, de flâner plus longtemps devant les vitrines ou bien de me reposer un moment sur le banc d’un parc.
Finalement ma plus grande satisfaction est d’être capable d’accélérer le temps et de le ralentir. Après avoir expérimenté la notion de temps psychologique et l’avoir enrichie par la lecture d’études scientifiques sur le sujet, j’ai enfin atteint l’équilibre. J’ai trouvé mon propre rythme.
Accélérer, c’est facile parce que notre monde vit en accéléré. On fait pleins de choses dans des endroits différents avec des personnes différentes, tout le temps. Notre vie est remplie. Prendre conscience du rythme effréné de la vie m’a permis de renverser la vapeur :
j’ai appris à ralentir.
Cela a été plus difficile. Il a fallu honorer tous les engagements pris, les rendez-vous, les services à rendre, etc. Puis arrêter de prendre de nouveaux engagements pour disposer de moments choisis sans aucune contrainte horaire, aucun rendez-vous, appel, urgence. Je pouvais enfin rester chez moi assis sur mon canapé sans rien faire. Ni télévision (je n’en ai pas, c’est plus facile), ni portable (toujours en silencieux), pas d’alarmes.
Le temps assis sur mon canapé m’a semblé terriblement long. Il est devenu dense, épais, lourd. J’ai regardé ma montre. J’étais assis depuis cinq minutes. J’avais déjà de nouveau envie d’entrer en activité, de faire quelque chose. J’ai poussé l’exercice progressivement jusqu’à 15 minutes puis 30 minutes puis une heure, une matinée (je m’étais endormi, ça aide à tenir plus longtemps sans rien faire 😉).
Ce temps de pause est un moment propice pour se reconnecter à soi, par l’observation, l’ennui, la curiosité, le sommeil, la méditation, etc.
C’est ce chemin de retour à soi, de maîtrise de son temps, d’efficacité, d’autonomie et somme toute de rythme que je vous propose d’expérimenter.
Trouver mon propre rythme a contribué à améliorer la confiance en moi. Cela m’a permis de concentrer mon attention sur mes ressentis et m’a procuré la joie de vivre les expériences de mon choix. J’ai trouvé un équilibre parce que j’avais conscience des moments ou ma vie prenait un coup d’accélération et des moments où il était nécessaire de ralentir. Si parfois je perds encore l’équilibre, je sais comment y revenir et renouer avec mon rythme intérieur.
Ma méthode de gestion du temps est fondée sur la perception de ces cycles menant vers l’équilibre intérieur : vivre pleinement son monde intérieur tout en étant intégré au monde extérieur. J’ai cherché à élaborer des routines, des méthodes pratiques pour accélérer et ralentir le temps afin d’alterner de cycles en cycles vers une maîtrise du temps.
Plus on gère correctement son temps et plus on en acquiert. On devient riche en temps et l’on peut répondre « oui » ou « non » aux sollicitations en toute authenticité.
On devient libre de choisir le moment de partager son temps avec les autres. On se connecte à soi et aux autres, la boucle est bouclée !
Je pense qu’intuitivement certaines personnes connaissent déjà ce que j’ai observé. Mes amis appliquaient certaines de ces méthodes bien avant que je leur en parle, ils ont établi leur propre méthode de gestion des priorités et d’allocation du temps.
Les personnes savent souvent par elles-mêmes comment gérer leur temps. Seulement elles ne s’écoutent pas assez, elles ont oublié ou bien elles n’ont jamais réfléchi à la manière de l’appliquer dans leurs vies.